jeudi 29 septembre 2016

Maurice Sendak : encore !

Maurice Sendak, Loin, très loin, traduit par
Françoise Morvan, MeMo, 54 pages, 15 €
Maurice Sendak est surtout connu dans la littérature enfantine pour  Max et les Maximonstres.  Mais, après celle de La Fenêtre de Kenny, la republication chez MeMo de deux pépites originellement parues dans les années 1950 montre que Maurice en avait  bien davantage sous le pied.
Loin, très loin dont il est l'auteur du texte et de l'illustration, est un petit chef-d'œuvre d'humour rêveur. Le jeune Martin fait équipe avec un chat, un cheval et un moineau pour se rendre au pays où ... nous ne voulons pas révéler où.
Un trou, c'est pour creuser associe très étroitement le texte de Ruth Krauss et les illustrations gorgées de tendresse de Maurice Sendak. C'est comme un dictionnaire illustré des choses les plus définitivement drôles, et fondamentalement simples, que l'on peut faire ou observer dans le cycle de la vie. " Les orteils, c'est pour danser dessus " ; " Un château, c'est pour construire avec du sable " ; " La boue , c'est pour sauter dedans, glisser dedans et crier youplaboummyouplaboum ".
Vérités implacables.
Le texte a été traduit par Françoise Morvan et il est encore à souligner la qualité des traducteurs que s'est toujours valu Sendak en français : d'Armel Guerne à Pierre Leyris, en passant par Bernard Noël.


Petite biographie de Maurice Sendak

" Benjamin d'une famille de trois enfants, d'origine hongroise, Maurice Sendak est né à New York dans le quartier populaire de Brooklyn. Dès l'âge de neuf ans, il crée et illustre, avec l'aide de son frère Jack, des livres pour les enfants. En 1951, début de sa carrière professionnelle, Maurice Sendak fait publier plus de soixante ouvrages par le suite.
Maurice Sendak bouscule les traditions du livre pour enfants aux Etats-Unis. Il fit l'objet de violentes attaques lors de la parution en 1963 de Max et les maximonstres. On lui reprochait de mettre en scène des images violentes et de remettre en question l'autorité des parents. Depuis, ce chef-d'œuvre est un des best-sellers de la littérature enfantine.
Il a reçu en 1970 le prix Hans Christian Andersen pour l'ensemble de son œuvre et restera l'un des plus talentueux illustrateurs de son époque.
Maurice Sendak s'est éteint le 8 mai 2012 à l'âge de 83 ans (...) "
(www.ricochet-jeunes.org)


Ruth Krauss, Maurice Sendak,
Un trou, c'est pour creuser, traduit par
Françoise Morvan, MeMo, 32 pages, 14 €
 

mercredi 28 septembre 2016

Le philosophe et le romancier

Charles Pépin, Les Vertus de l'échec,
Allary éditions, 232 pages, 18,90 €
Parfois, le philosophe rencontre le romancier.
" Il est des victoires, écrit Charles Pépin,  le philosophe, qui ne se remportent qu'en perdant
des batailles -- énoncé paradoxal mais qui, je crois,
contient quelque chose du secret de l'existence
humaine.  Hâtons-nous donc d'échouer, car alors nous rencontrons le réel plus encore que dans le succès. 
Parce qu'il résiste, nous le soumettons à la question ;
nous le regardons sous tous les angles. Parce qu'il nous résiste, nous y trouvons un appui pour prendre notre élan."

Et Laurent Gaudé, le romancier : " Nous avons perdu. Non pas parce que nous avons démérité, non pas à cause de nos erreurs ou de nos manques de discernement,
nous n'avons été ni plus orgueilleux ni plus fous que d'autres, mais nous embrassons la défaite parce qu'il n'y a pas de victoire et les généraux médaillés, les totems que les sociétés vénèrent avec ferveur, acquiescent, ils le savent depuis toujours, ils ont été trop loin, se sont perdu trop longtemps pour qu'il y ait victoire. Ecoutez nos défaites. "
Laurent Gaudé,
Ecoutez nos défaites, Actes Sud,
286 pages, 20 €

lundi 26 septembre 2016

Les voix de Gaëlle Josse

Gaëlle Josse, De vives voix,
Le Temps qu'il fait, 88 pages,
13 €
" Pourquoi écrire ? Pour éveiller, pour découvrir ma voix. Entreprise d'extraction, d'excavation, de forage, par tous les temps, par tous les vents, jusqu'à atteindre et libérer le gisement enclos dans les gangues du souvenir, de la pensée, de la sensation, le remonter à la surface et lui donner forme. Jusqu'à reproduire la note entendue en songe. Trouver l'accord entre mon écriture et moi, entre ma voix et moi. Me voilà sage-femme et parturiente de ma  propre voix. Partition, parturition. La page blanche, la page vierge, comme l'air qui accueille le chant à venir. Air, aire d'accueil. Essais, tentatives, brouillons, ratures. Arpèges, vocalises. Un jour, la note juste. "

Ces lignes sont tirées du nouveau livre de Gaëlle Josse De Vive voix.
Et Gaëlle Josse, nul ne l'ignore, est la lauréate du Prix des Lecteurs A la Page 2016.
Vous pourrez entendre sa voix tout votre soûl le 18 novembre prochain, date de sa venue à Vichy.

Photo de la bibliothèque personnelle de Gaëlle Josse
par Gaëlle Josse elle-même

dimanche 25 septembre 2016

Rêvez, il en restera toujours quelque chose

Victor Hugo, Le Promontoire du songe,
préface d'Annie Lebrun, L'Imaginaire,
112 pages, 6 €
Hugo, dans Le Promontoire du Songe :
" Rêves, rêves, rêves. Les uns grands, les autres chétifs. L'habitation du songe est une faculté de l'homme. L'empyrée, l'élysée, l'éden, le portique ouvert là-haut sur les profonds astres du rêve, les statues de lumière debout sur les entablements d'azur, le surnaturel, le surhumain, c'est là la contemplation préférée. "

Rimbaud dans Les Illuminations :
" J'ai tendu des cordes de fenêtre à fenêtre, des guirlandes de clocher à clocher, des fils d'or d'étoile à étoile, et je danse. "

Hugo, dans Le Promontoire du Songe encore :
" Tous les matins chacun fait son paquet de rêveries et part pour la Californie des songes. "

Ces mots vous touchent ? Alors, rendez-vous à Marseille, au musée Cantini entre le 17 septembre 2016 et le 22 janvier 2017 pour l'exposition " Le Rêve ". Ou bien procurez-vous son catalogue du même titre.
Il se trouve non loin du canapé rouge.

[Collectif] Le Rêve, Réunion des Musées Nationaux,
193 pages, 35 €
 

samedi 24 septembre 2016

Le Prix Goupil 2016 enfin à Vichy

 L'événement se produira
SAMEDI PROCHAIN,
1er octobre 2016, à 15 h30
en compagnie de Muriel Zürcher,
l'heureuse lauréate du prix.
   A ne manquer sous aucun prétexte,
cela va sans dire.
On en profitera pour étrenner
le nouveau décor du rayon jeunesse.
Intense, non ?
 
 
 
 
 
 
 
 



vendredi 23 septembre 2016

Immersion totale

 Finies les questions de franglais et de globish !
Terminé le libraire et ses remarques intempestives,
plongez-vous directement dans l'original.
Le rayon se trouve non loin de l'entrée,
juste au-dessus des bilingues et jouxtant le théâtre.
 

jeudi 22 septembre 2016

Samedi BD (17)

L'automne n'était pas encore arrivé
lorsque Géraldine reprit, après l'interruption estivale,
la tradition des SAMEDI BD.
Vous n'étiez pas rentré de vacances ?
Dommage, dommage...
Voici  cinq de ses coups de cœurs,
en commençant par un
Pereira prétend qui a scotché le libraire lui-même :
 
Pierre-Henri Gomont, Pereira prétend,
Sarbacane, 160 pages, 24 €

Karl Kerschl, L'Abominable Charles Christopher,
Lounak, 19,95 €

Jean-Paul Eid, Claude Paiement,
La Femme aux cartes postales,
La Pastèque, 232 pages, 23,00 €
 
Pascal Rabaté, La Déconfiture, Première partie,
Futuropolis, 94 pages, 19 €
 
Otero, Confessions d'un enragé,
Glénat, 128 pages, 25 €
Prochain SAMEDI BD le 8 octobre à 11h30 pile.
L'automne sera installé.
Vous aussi.